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LIVRES

  • Prix Sorcières 2019 - Les livres nominés

    Décernés conjointement par l’Association des Librairies Spécialisées Jeunesse et par l’Association des Bibliothécaires de France, les Prix Sorcières récompensent des ouvrages pour la jeunesse jugés remarquables. Et voici la liste des livres nominés dans les 6 catégories redéfinies en 2018 :
     
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  • Hommage - John Burningham, homme libre

    4124.jpgJohn Burningham est mort jeudi 4 janvier, à l'âge de 82 ans. Avec Helen Oxenbury (sa compagne depuis 1964), Maurice Sendak , Roald Dahl, Tomi Ungerer, Elzbieta ou encore Leo Lionni, il incarne une génération qui a contribué à hisser la littérature jeunesse au niveau de l'intelligence de l'enfant, lui vouant un respect total et un amour inconditionnel. 

     

    Un homme libre, ce John Burningham que ses amis appelaient Brum. A 13 ans, ses parents l'inscrivent à Summerhill, la célèbre école alternative. Plus tard,il choisit l'objection de conscience plutôt que le service militaire. Cette décision le fait voyager, de la Calabre à Israël. De retour à Londres, il étudie les arts à la Central School of Art and Design de Londres. John Burningham illustre des affiches pour les transports londoniens, des couvertures de magazines et participe à la réalisation de films d'animation.

     

    Mais dès qu'il tente l'expérience du livre pour enfants, il semble que rien ne lui convient mieux. En 1963, son premier album, Borka : Les aventures d'une oie sans plumes ( titre original, Borka - The Adventures of a Goose With No Feathers), reçoit la médaille Kate Greenaway. Borka est rejetée parce qu'elle est différente, mais trouve au Kew Garden le bonheur dans l'amitié avec des oiseaux un peu bizarres...

     

    A l'instar de Borka, dans la soixantaine d'albums qui ont suivi, John Burningham mêle malice et candeur, philosophie et choses de la vie, humour et poésie, suivant un usage du récit où mots et dessins s'entrelacent subtilement. Des dessins au trait fin et délicat, empreints de spontanéité et de mouvement, habillés d'aquarelle et de pastel. 

     

    En 2009, les éditions Jonathan Cape publient "John Burningham" par John Burningham, une autobiographie préfacée par Maurice Sendak. La 4ème de couverture est confiée à Raymond Briggs qui écrit :

     

    " Enfin un inventaire du travail de John Burningham, l'un des plus grands illustrateurs de ce siècle. Le travail de John est original et ne ressemble à rien qui a été fait jusqu'à aujourd’hui. C'est unique. Écrit par le maître lui-même, ce livre montre comment cela a été possible. Ceci dit, Burningham est un flamboyant enquiquineur. Il devrait prendre sa retraite maintenant. Et surtout il est très vieux. Mais sans aucun doute, il va continuer encore et encore, créant toujours des choses brillantes"...

     

    C'est ce qu'a fait John Burningham, homme libre et rare, jusqu'à ce 4 janvier, laissant en héritage une collection d'intemporels essentiels à la littérature jeunesse.

     

    • BIBLIO SÉLECTIVE* •

     

    9782877676939.jpgQUE PRÉFÉRERAIS-TU ?

    Que préférerais-tu ? Qu'un éléphant boive l'eau de ton bain, qu'un hippopotame dorme dans ton lit ou qu'un cochon enfile tes vêtements ? Aider une sorcière à remuer sa potion ou le père Noël à faire sa distribution ? Un album en forme de questions surprenantes, plein de drôlerie, d'émotion, de poésie et d'imagination, à partager entre amis ou à méditer dans ton lit.

     

     

     

     

     

    9782877678186.jpgLE ZOO DERRIÈRE LA PORTE

    Dans le mur de la chambre de Sylvie, il y a une porte secrète qui cache un escalier qui mène à… un zoo !
    Chaque soir, sans bruit, Sylvie rend visite à ses amis peu communs.
    Et chaque matin, mine de rien, Sylvie reprend sa vie de petite fille. Jusqu’au jour où…

     

     

    002047442.jpgTIR A LA CORDE

    Quand ils n’ont rien de mieux à faire, Éléphant et Hippopotame trompent leur ennui en harcelant Lièvre, qui en a vraiment marre de ces deux colosses aussi méchants que bornés.
    Hé, quand on n’est ni gros ni costaud, seul au milieu de la forêt sans personne pour vous protéger, mieux vaut en avoir dans le ciboulot !

     

     

    001166616.jpgLE PANIER DE STÉPHANE

    Quand la maman de Stéphane envoie son fils faire quelques courses chez l'épicier du coin, elle est loin d'imaginer tout ce que Stéphane devra affronter en chemin.Sinon, elle le féliciterait au lieu de le gronder !

     

     

     

     

     

     

    Granpa.jpgGRANPA

    « Et comment va ma petite fille ? » C'est ainsi que débute un dialogue attendrissant entre un grand-père et sa petite fille, au travers de scénettes mêlant imaginaire, souvenirs, interrogations, comptines revisitées, quiproquos… Un jour, Granpa confond la saveur chocolat avec celle de la framboise ; un autre jour, son pas se fait moins alerte. Et lorsque Grandpa ne peut plus sortir, c'est son fauteuil vert qui devient lieu d'échange. Jusqu'au jour où celui-ci reste immensément vide…

     

    * Résumés éditeur

    © John Burningham en 2011, photographié par Linda Nylind pour The Guardian

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  • [Si j'étais le père Noël...] L'ours contre la montre - Le nouvel album du duo Fromental-Jolivet

     Si j'étais le père Noël, je déposerais L'OURS CONTRE LA MONTRE sous le petit sapin...

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    Il traîne au lit, il rate le petit déjeuner, il arrive en retard à l'école. Conséquence : privé de récré pour rattraper la leçon et quand il se présente à la cantine, les assiettes sont au placard, "mon ours" est à la diète, après l'heure c'est plus l'heure. Pauvre "mon ours, ma merveille" ! Il court pourtant, son petit sac à dos bleu sur son imposante pelisse orange, les yeux affolés, le museau bondissant, tout dans l'allure de "mon ours" montre qu'il s'échine à être à l'heure.

    Oui, mais sait-il au moins la lire, l'heure ? Non, il ne sait pas... Il faut lui apprendre alors. La première leçon est un supplice, une usine à gaz, mon ours décroche, l'estomac dans les talons. Le lendemain sera plus propice, la nuit a porté ses fruits, mon ours a le cerveau disponible. Bravo "mon ours" ! Il aura une montre-chrono et un agenda de pro ! Bien. Que faire maintenant du temps libre ? Piscine, danse, hockey, harpe celtique, claquettes, baby-sitting, figuration, DJ, distribution de tracts... Stop !!! Burn-ours !!! Mon ours craque, hospitalisé en urgence, mis au repos à la montagne où le silence le bercera.

    Le printemps arrive, dans la prairie, les fleurs sont jolies, oh, une ourse, elle a l'air bien gentille... Ainsi, les pattes dans l'herbe verte, sans rien à faire, hormis regarder autour de lui, mon ours rencontre l'amour...

     

    Paré de son humour et sa poésie légendaires, le duo Fromental-Jolivet examine la question du temps sous différents angles : la ponctualité, la lecture de l'heure, le rythme de vie, l'attente... Le message est clair : à bas le "multitasking", l'injonction de ponctualité, le cumul d'activités, il faut ra-len-tir. Préparons-nous, parents, à subir des remontrances. Car, en partageant cet album, nos enfants auront à cœur de mettre quelques points sur les i. et de préconiser des changements dans notre façon d'organiser leur vie !

     

    Jean-Luc Fromental déroule un texte agile, ses rimes se faufilent et font entendre une musique divertissante. Joëlle Jolivet joue librement avec l'histoire, alterne les pleins et vides, les doubles-pages et les pages "bande-dessinées". La connivence entre les mots et les dessins est une nouvelle fois parfaite.

     

    Et puis il y a cette phrase... "Le bonheur, c'est de savoir prendre son temps, d'écouter son cœur battant". Ne serait-ce que pour elle, que l'on voudrait serrer tout contre soi, L'ours contre la montre, publié chez Hélium, mérite d'être vécu !

     

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  • Salon du Livre de Montreuil - Les Pépites 2018 ont été décernées hier !

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    Le 34ème Salon du Livre et la Presse Jeunesse de Montreuil a ouvert ses portes mercredi matin. La soirée d'inauguration comporte toujours un moment fébrile et passionnant de la remise des Pépites du Salon. Hier, 4 livres ont été récompensés par 2 jurys, l'un composé de jeunes lecteurs, l'autre de professionnels et critiques littéraires.

     

     

     

     

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    Les Pépites « Livre illustré », « Roman » et « Bande dessinée » sont donc attribuées par des jurys d’enfants et de jeunes de 8 à 18 ans. "Chaque livre méritait d'être défendu !" ont admis les jeunes lecteurs, mais ils ont finalement tranché et décerné :

     

     

    • La Pépite du Livre Illustré à DUEL AU SOLEIL, de Manuel Marsol, édité par L'Agrume.

    Sous le soleil brûlant d’un désert du Far West, un virevoltant passe. Le décor se met en place : pieds nus, peau rouge et pantalon à franges versus santiags et bluejean, arc à la flèche tendue versus revolver dégainé, indien à couronne de plumes versus cow-boy au chapeau de cuir.
    Deux hommes, un duel, et le même air maussade et déterminé. Que le combat commence !
    Les deux compères, séparés par une rivière, s’apprêtent à tirer. Mais d’innombrables contretemps viennent retarder le duel : un oiseau se pose sur le revolver du cow-boy et défèque sur son chapeau, un nuage passe et sa forme intrigue les deux compère... Les heures passent, la nuit tombe. Finalement, le duel est remis au lendemain…

     

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    • La Pépite du Livre Illustré à L'ENFANT DE POUSSIÈRE, de Patrick K. Dewdney, édité par Au Diable Vauvert.

     

    La mort du roi et l’éclatement politique qui s’ensuit plongent les primautés de Brune dans le chaos. Orphelin des rues qui ignore tout de ses origines, Syffe grandit à Corne-Brune, une ville isolée sur la frontière sauvage. Là, il survit librement de rapines et de corvées, jusqu’au jour où il est contraint d’entrer au service du seigneur local. Tour à tour serviteur, espion, apprenti d’un maître-chirurgien, son existence bascule lorsqu’il se voit accusé d’un meurtre. En fuite, il épouse le destin rude d’un enfant-soldat.

     

     

     

     

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    • La Pépite de la BD à UN GENTIL ORC SAUVAGE, de Théo Grosjean, édité par Delcourt BD.

    Après des décennies de guerre intestines, le royaume des Orcs s’est profondément transformé et ses habitants, jadis belliqueux et barbares, sont désormais civilisés. Hélas, une secte d’Orcs nostalgiques de leur état sauvage menace les habitants du pays. Après avoir assisté impuissant au massacre de son village, Oscar, un jeune orc moderne, tente de quitter son pays tombé aux mains des extrémistes. Il va alors se heurter à la politique très conservatrice du royaume des Gobelins et au racisme de ses habitants.

     

     

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    Décernée par un jury de critiques littéraires, la Pépite d'Or a été attribuée au livre de Raphaële Frier (textes) et Julien Martinière (illustrations), LE TRACAS DE BLAISE, publié par L'Atelier du Poisson Soluble.

    En se réveillant un matin, après des rêves sans doute agités, Blaise se retrouva dans son lit. Pourtant en enfilant sa première pantoufle, il comprit qu’une chose bizarre venait de lui arriver...

     

     

     

     

     

    Si ces PÉPITES attisent votre curiosité, prenez le temps de parcourir la liste des sélectionnés, c'est une mine d'or, vous allez vous régaler !

    Oscar, un orc civilisé, est soudain chassé par une meute d’orcs sauvages, qui lui reprochent de s’habiller. Contre ces barbares qui déciment son village, il fuit, survit à bien des attaques et bien des obstacles, traverse les mers, les airs, cherche des alliés, souffre, et parvient dans une cité bien propre qui le rejette d’emblée. Si cette histoire vous évoque d’autres migrations bien réelles, ce n’est pas complétement par hasard… Une bande dessinée longue, qui se lit comme on enchaîne un parcours d’obstacles, mais qui résonne fort dans notre relation avec les autres, les gens différents. Un gentil orc sauvage, de Théo Grosjean, éd. Delcourt, 16,95 €.

    En savoir plus : https://www.geoado.com/participe/un-gentil-orc-sauvage-ou-les-tribulations-dun-qui-ny-est-pour-rien/

     

     

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  • L'amour lapin, Un chien comme ça - Des premières lectures toutes en douceur

    Habitués au charme poétique des albums sans texte édités chez Voce Verso, nous découvrons avec bonheur les petits romans de la nouvelle collection Ginko. Nous avons lu Un chien comme ça et L'amour lapin, deux premières lectures de grande qualité, qui s'adressent aux enfants de 6 à 8 ans.

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    UN CHIEN COMME ÇA, écrit par Céline Claire et illustré par Clémence Pollet, raconte l'aventure de Tomy qui a trouvé un chien : "(...) ça tombe bien parce que Tomy a toujours rêvé d'avoir un chien. Un grand chien haut et fier qui rapporterait le bâton qu'on lui lance". Mais la confiance est un sentiment qui prend un peu de temps, s'expérimente, se met à l'épreuve, se tourne dans les sens avant de s'installer vraiment... Doucement, Tomy apprend. Petit à petit, le chien devient son ami.

     

    Des sentiments également dans L'AMOUR LAPIN. Beaucoup de sentiments. Trop de sentiments. "J'avais habitué Nougat à dormir avec moi quand il était petit. J'ai vraiment réalisé que c'était une très mauvaise habitude quand il est devenu grand jusqu'à mes épaules. Il prenait quasiment toute la place dans le lit". A travers les mots de sa mère, mille questions se posent à l'enfant : ça fait quoi quand on aime trop, et d'ailleurs, comment peut-on trop aimer, l'amour peut-il empêcher de respirer, Nougat sera-t-il plus heureux s'il a plus de liberté, l'aimera-t-il encore, s'agit-il de moins aimer ou d'aimer autrement...?

     

    D'une réelle exigence éditoriale, il y a dans ces deux histoires simples de la spontanéité, de l'humour et un beau respect pour l'intelligence de l'enfant. Le niveau de lecture est défini par le nombre de feuilles de ginko : 1 feuille, je commence à lire, 2, je lis tout seul, 3, je dévore. Ce sera 1 feuille pour Un chien comme ça et 3 pour L'amour lapin.

     

    Toutes en douceur dans Un chien comme ça, toutes en énergie dans L'amour lapin, les illustrations sont également très convaincantes, apportant une contribution décisive. Et sans flagorner, on aime aussi beaucoup le nuancier de couleurs. Hum, ces rouges orangés et ces bleus indigos... !

     

    Conquis, nous allons nous empresser de lire Un bal d'enfer, le 3ème opus de cette collection pleine de promesses.

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  • La Grande Guerre dans la littérature jeunesse - Des récits pour comprendre

    A 8, 10, 12 ou 14 ans, comment apprendre de la Grande Guerre ? Comment se relier à la grande Histoire ? Comment prendre conscience de la réalité de 14-18 ?

     

    Probablement à travers les petites histoires humaines. Lire les récits - fictions ou histoires vraies - de ceux qui l'ont vécue, éprouvée, de ceux qui y ont survécu ou de ceux qui n'en sont pas revenus, de ceux qui l'ont combattue, est un manière sensible, accessible et simple d'aborder le thème.Une manière de parler aussi de la paix.

     

    Nous partageons dans notre boutique en ligne une sélection que vous retrouverez rue Vasselot. Si cette liste privilégie les romans, il n'en reste pas moins important d'aller regarder du côté des documentaires pour compléter l'exploration sensible par la connaissance des faits.

     

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  • Hommage - Elzbieta, l'artiste et l'enfant

    L'importance des livres pour enfants dans nos vies prend souvent la forme de liens invisibles qui nous unissent à ceux qui l'inventent. Ce matin, un lien est chagrin. Elzbieta est morte lundi 8 octobre à Paris, à l'âge de 82 ans. Flon-Flon, Musette, Petit-Gris, Larirette, Catimini, Hoplà, Couci-Couça sont orphelins. Enfin, pas tout à fait, car nous ferons au mieux pour continuer à leur donner une place. Ce matin, donc, émus, nous avons feuilleté L'enfance de l'art et relu les mots d'Elzbieta.

     

    elzbieta

    Née en Pologne en 1936, Elzbieta Violet quitte son pays pendant la guerre. A Mulhouse, elle est accueillie par sa "fée-marraine" qui ne possède que deux livres, mais sait bien raconter les contes de Grimm. Cette femme de grande qualité enveloppe la petite fille d'un bonheur fragile avant qu'il ne faille fuir à nouveau. L'exil, les nouvelles langues qu'il faut apprendre, les nouveaux lieux qu'il faut apprivoiser, les peurs qui paralysent, rien n'empêche pourtant Elzbieta de nourrir des rêves.

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    En Grande-Bretagne, puis à Paris, habitée par celui de devenir mousse sur un cap-horner ou sur un bateau pirate, c'est finalement vers l'art qu'elle se tourne. L'art appliqué à l'écriture et à l'illustration des livres pour enfants.

    " En somme, le domaine du livre pour enfants s'est révélé pour moi n'être pas seulement l'occasion de créer des histoires, des personnages et des styles amusants. Cette activité m'a offert le moyen de retrouver et de faire revivre la manière qu'a l'enfant, selon moi, de penser le monde en général et le mystère des grandes personnes en particulier".

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    De l’œuvre d'Elzbieta émane un respect absolu pour l'enfant. Le respect de son intelligence, de sa capacité à saisir le monde, de sa compréhension souvent plus alerte que celle des grandes personnes. Aucun sujet ne peut donc être éludé. Ni la guerre, ni la séparation, ni la pauvreté...

    elzbieta

     

    En 1994, les librairies Sorcières ont récompensé Flon-Flon et Musette, l'histoire de ces deux petits lapins que la guerre sépare. Une amie polonaise nous avait raconté que la sortie de l'album en Pologne avait provoqué l'indignation, notamment celle d'un journaliste qui avait mené une croisade contre la publication de l'album. "On ne parle pas de la guerre, de la mort ou de la séparation aux enfants !. Trop petits, trop fragiles, ils ne peuvent pas comprendre !". En France, quelques voix s’étaient également élevées...

     

    Elzbieta répondait :  " Qui pourrait expliquer ce qu'il a compris d'un quatuor de musique ou de la lecture de Hamlet ? " Elzbieta répondait par l'écriture d'albums subtils, puissants et lumineux. Des albums agissant comme des "outils qui permettent, un tout petit peu, de penser l'impensable, plutôt que de le fantasmer". Elzbieta répondait en faisant confiance aux enfants.

     

    elzbieta

    Illustratrice, Elzbieta expérimentait les techniques, redoutant de s'ennuyer et d'ennuyer, cherchant l'approche graphique la mieux adaptée au thème, s'en remettant aux techniques d'impression, multiples et créatives.

     

    " J'élabore mes divers styles graphiques en fonction du climat dont je souhaite imprégner un livre. Chaque thème pose un problème nouveau (...) Pour éviter les pièges de l'ennui, il me faut toujours prendre un risque."

     

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    " Toute la panoplie disparate de ma vie d'enfant est sans doute la matière première de les entreprises (...) La guerre, ma marraine et les sureaux de Nordfeld ont à voir avec le fait que j'écris et dessine des livres pour enfants, mais je ne sais exactement ni comment ni pourquoi."

    Ni comment ni pourquoi... qu'importe, ce fut magistral. La bibliothèque que nous laisse Elzbieta suffit à nous rendre reconnaissants et désireux d'être à la hauteur de ce lien qu'elle a construit.

     

    elzbieta

    Elzbieta © Lea Crespi pour Télérama

     

    Marine Landrot avait interviewé Elzbieta en 2014. Retrouvez cette interview ici.

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  • Dimanche 7 octobre, Petit TNB - Dilili à Paris en avant-première

    cinéma, michel ocelot

     
    Dimanche 7 octobre, à 14 heures, "Dilili à Paris", le dernier film d'animation de Michel Ocelot ("Kirikou", "Princes et Princesses", "Azur et Asmar") sera projeté  en avant-première au Petit TNB.
     
    "Dans le Paris de la Belle Époque, en compagnie d'un jeune livreur en triporteur, la petite kanake Dilili mène une enquête sur des enlèvements mystérieux de fillettes. Elle rencontre des hommes et des femmes extraordinaires, qui lui donnent des indices. Elle découvre sous terre des méchants très particuliers, les Mâles-Maîtres. Les deux amis lutteront avec entrain pour une vie active dans la lumière et dans une société ouverte… "
     
    Le livre-CD (Gallimard Jeunesse) est disponible à la librairie. Texte lu par Isabelle Carré.
     

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  • Dans notre vitrine - Little Urban, éditeur joyeux et généreux

    little urban, édition, albums

     

    Lancée par Urban Comics* en 2015, Little Urban est une petite maison d'édition généreuse, créative et boulimique, comme habitée par le bonheur de vivre ! Tout en elle respire l'envie et l'énergie : les sujets, les illustrations, la mise en page, jusqu'à la typographie des titres. Son installation dans les rayons de nos librairies jeunesse a été suivie d'un tel succès que nos amis parisiens de L'Herbe Rouge, intrigués, sont allés en novembre 2017 à la rencontre de Pôl Scorteccia pour comprendre le phénomène !

     

    Ainsi, portée par sa direction artistique volontaire, le catalogue de Little Urban réunit des lapins et souris chercheurs de carotte bleue (A la recherche de la carotte bleue, de Sébastien Telleschi), des petits Marsus (Le nouveau nid des petits marsus, de Benjamin Chaud), un T-Rex (T-Rex fait du camping, de Molly Schaar Idle), des Cats danseurs de Samba (1 2 3 on est tous des cats de Caroline Stutson et Jon Klassen), une girafe jaune et une girafe bleue (Bleue et Bertille, de Kristyna Litten), Marco le renard (Le fabuleux voyage du bateau-cerf, de Dashka Slater) et... des CM2 s'apprêtant à vivre les émotions d'une nouvelle annnée scolaire. Mon premier jour de classe, de Davide Cali et Amélie Graux, rappelle combien la dernière année à l'école primaire peut être particulière, aussi particulière qu'un CP ou une 6ème, et aborde le sujet avec optimisme ! 

     

    little urban, édition, albums, rentrée

     

    * Urban Comics est spécialisée dans l'édition de bandes dessinées et de comics.

     

     

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  • Vitrine Socrate, Platon et les autres - Focus sur Phil'ado, aux éditions Rue de L'Echiquier

    Notre vitrine de rentrée a deux volets. Le premier volet que nous évoquons ici montre à quel point l'édition jeunesse ne laisse rien de côté et se mêle de tout, y compris de philosophie. Nous avons mis l'accent sur ce thème, parce qu'accompagner nos enfants et ados dans l'autonomie de pensée est un magnifique projet de rentrée !

     

    philosophie, vitrine

     

    Quoi ? Il faudrait avoir un âge honorable, des cheveux gris sel, un pull à col roulé et avoir vécu 3 vies pour parler de philosophie ??? Voilà belle lurette que les éditeurs jeunesse ont balayé l'idée reçue en proposant des ouvrages adaptés aux enfants et aux ados (les Goûters Philo chez Milan, Philo et autres chemins chez La Joie de Lire...). 

     

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    Animées par le désir de questionner le monde d'aujourd'hui, les éditions Rue de L’Échiquier ont développé quant à elles une collection pour les ados (14/19 ans). Dirigée par Marie-France Hazebroucq, agrégée de philosophie, enseignante et spécialiste de Platon, Philo Ado a vocation à offrir "un éclairage philosophique sur des événements auxquels ils se trouvent confrontés dans la vie de tous les jours et des sujets qui les concernent directement : l'amour, la liberté, le bonheur, le mensonge, la responsabilité."

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    "Mentir", "Tomber amoureux", "Perdre son temps"... des thèmes concrets que l'on ausculte à travers le prisme de la philosophie :

     

    "Chaque auteur élabore une réflexion personnelle autour du sujet de l'ouvrage, présentée sous forme d'éclats, de fragments. Le discours s'appuie sur des exemples concrets empruntés au cinéma et à la littérature et sur des témoignages d'adolescents. En marge du texte, des notes apportent des repères et indiquent les références des textes de philosophes qui sous-tendent le propos de l'auteur."

     

    Tout détenteur d'un titre de la collection pourra épingler un badge "Fuck Philo" ou "I Love Philo" sur son sac à dos et, ainsi, déclarer au monde : "Je pense, donc je suis".

     
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